Placer son argent en 2017: 7 conseils à suivre pour optimiser votre épargne

Quels sont les nouveautés qui vont permettre de gagner un peu d’argent cette année ? Une fois les fêtes passées, l’épargnant se trouve toujours devant le même genre de dilemme : comment trouver le bon équilibre entre les vieilles recettes qui ont fait leurs preuves et les offres alléchantes, telles que les nouveaux dispositifs fiscaux où les investissements technologiques. Un conseil étant toujours bon à prendre, nous vous avons lister quelques pistes. A vous de les emprunter, ou non. Quoi qu’il en soit, ne perdez pas de vu qu’il vous faudra diversifier.

Comme la majorité des épargnants français, fuyez le livret A !


On commence par le grand regret, celui qui fait pleurer dans les chaumières depuis que l’annonce est tombée : 0,75% de rendement, et pas un sou de plus. Et pourtant, le gouvernement avait fait de lui une star, en doublant son plafond, laissant les épargnants s’y tuer avant de l’abaisser au plus bas.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : ce qui est faisable dans un sens l’est aussi dans l’autre, et les français les plus avisés ont retiré leurs économies du livret A, pour le placer ailleurs.

Car cela reste un avantage considérable, celui de pouvoir déposer ou retirer à loisir, sans craindre de pénalités ou de perte de capital. Il est très simple depuis son interface bancaire sur le net d’effectuer un virement entre son compte principal et son épargne. En 3 clics, l’argent est de nouveau disponible.

Le LDD, même combat

On en parle un peu moins dans les médias, mais le livret de développement durable ne vaut pas mieux, puisque son taux est le même. Hors, bizarrement, il ne connaît pas la même fuite des capitaux. Est-ce son appellation, qui donne bonne conscience aux français qui veulent épargner quelques sous ?

Parce que le gouvernement n’est pas responsable de tous les maux, rappelons quand même le principe du calcul de la rémunération : on se base sur l’inflation. Hors, celle-ci a été inférieure à 0,75%, ce qui fait qu’en réalité, les intérêts auraient dû encore être abaissés, mais là c’était la révolution. C’est un seuil symbolique, et passer en dessous pourrait faire perdre le moral à beaucoup d’entre nous.

Le dispositif Pinel pour l’investissement locatif


Il est (légèrement) plus souple et plus attractif fiscalement que la loi Duflot, qui n’a pas fait que des heureux, loin de là. Heureusement, une nouvelle ministre du logement est arrivée, sauvant les meubles en arrondissant les angles pour relancer l’achat de logement dans le but de les louer.

La loi Duflot, vous vous en souvenez ? En échange d’un achat dans le neuf, on pouvait bénéficier d’une réduction d’impôt. Mais elle n’était pas gratuite, puisqu’il fallait se plier à nombre de contraintes : loyer plafonné plus bas que le marché, locataires à faibles ou moyennes ressources, durée imposée, zones difficiles, économies d’énergies… Au final, un flop, surtout pour ceux qui avaient profité dans le passé de la loi Scellier, tellement plus engageante.

Des avantages en plus ?

La loi Pinel est plus souple, bien heureusement pour l’investissement locatif. Ainsi, le montant de la réduction d’impôt est proportionnel à la durée où le bien est mis en location (entre 6 et 12 ans, optez plutôt pour la période la plus longue, l’immobilier n’est pas un placement à court terme), ce qui laisse quand même une certaine marge de manoeuvre au propriétaire. Ces derniers pourront aussi en faire bénéficier un membre de leur famille (à la location), parent ou enfant.

De plus, des grandes villes comme Marseille et Lyon entrent maintenant dans le dispositif. Même avec le plafonnement de loyer, elles méritent qu’on s’y penche, surtout par rapport à la plus-value possible lors du renouvellement du bail et donc de l’augmentation de loyer.

Les mauvaises langues disent qu’au final, les acheteurs n’y gagnent pas plus, hormis l’impression qu’on leur donne le choix. Ce n’est pas faux, mais c’est déjà beaucoup à l’heure où tout est toujours dicté partout. Se faire un peu moins « mouton » ça a du bon.

Les SCPI offrent toujours des rendements élevés


Pour celui qui voudrait acheter dans la pierre et dans le papier (c’est ainsi qu’on les nomme), c’est sûrement de ce côté ci qu’il faut regarder. Car les rendements sont au dessus de ce que peut gagner un propriétaire au sens classique du terme, à savoir qu’il n’est pas rare d’atteindre les 5%.

Ce sont des placements à long terme, qu’il faut prendre le temps de voir s’apprécier. Pour les excités de l’achat pour revendre, c’est ailleurs qu’il faudra vous tourner, vers la bourse par exemple pour ne citer qu’elle, même si les performances actuelles sont au plus bas. Autre piste : les métaux précieux, mais prudence là encore : ils font le yoyo.

Lesquelles choisir ?

Et c’est encore une fois l’immobilier d’entreprise qui en sort grand vainqueur, malgré la crise et les difficultés des commerçants à se maintenir à flots.

Le principe : on achète des parts d’une SCPI, à un prix donné, sans se soucier de la gestion des biens au quotidien. En fonction des résultats (loyers et reventes d’actifs éventuels), on touche sa côte part chaque trimestre. Les immeubles de bureaux donc, les commerces, mais aussi des résidences hôtelières, des chambres médicalisées, en France et dans toute l’Europe.

SCPI de rendement

Bon à savoir : des SCPI fiscales sont aussi commercialisées (à la différence de celles dites de « rendement »). Elles permettent d’investir dans des programmes neufs, en bénéficiant des avantages de la loi Pinel citée un peu plus haut.

Les nouveaux contrats d’assurance-vie garantis


Les euro-croissance arrivent, et ce n’est pas les épargnants qui vont s’en plaindre, notamment parce qu’ils garantissent le capital de départ et qu’ils offrent un rendement plus important. Si les choses tournent mal, il sera au moins possible de récupérer l’argent investi. Finalement, si on excepte les livrets d’états, il y a peu de produits financiers qui offrent cette sécurité là.

Attention toutefois : cette règle n’est valable que si on ne touche pas à son contrat pendant 8 ans (contrairement aux fonds en euros classiques). La notion de risque existe toujours, sur les intérêts et en cas de sortie avant le terme. De plus, la loi autorise les assureurs à ne proposer qu’une garantie partielle.

Nous vous recommandons donc de bien lire les interlignes avant de signer, même si cela doit être écrit noir sur blanc, et de faire jouer la concurrence si vous n’êtes pas satisfait des conditions.

Prendre des risques pour gagner plus ?

Les clients des assureurs le savent : le rendement à des chances d’être plus important avec ce genre de contrat, notamment parce que la part faite aux actions sera plus importante. Mais cette augmentation des gains ne va pas non plus être spectaculaire, sûrement pas plus de 1%. Prendre plus de risques n’est donc pas un gage de rentabilité. On se demande donc, à juste titre, si le jeu en vaudra la chandelle.

A noter : il n’y a pas d’avantages fiscaux pour les euro croissance, à l’inverse des contrats vie génération, investis notamment en actions de PME, avec un abattement sur les droits de succession. Ces derniers sont à conseiller à ceux qui souhaitent la préparer au mieux, avec un abattement de 20% auquel viendra s’ajouter celui réservé en temps normal à l’assurance vie (152500 euros).

Le PEA-PME est-il déjà au point ?


Pas encore, et il est à notre avis trop risqué pour les investisseurs non avisés. Il a pourtant été lancé en grandes pompes, à coups de grands effets d’annonces. Mais si les PME françaises inspiraient la confiance absolue, cela se saurait.

En effet, ce genre de placement implique de prendre des risques considérables, et on ne peut pas vraiment dire que l’époque s’y prête, notamment pour les petits épargnants qui veulent avant tout sécuriser leurs investissements pour ne pas laisser les économies de toute une vie s’envoler en fumée.

Même les banques y vont à reculons, et ce n’est pas être aveugle que de dire qu’il y a actuellement peut de communication de leur part sur ce sujet, elles préfèrent pour le moment proposer d’autres produits à leurs clients.

PEA PME

Investir dans un PEA de ce type, c’est intégré le fait qu’on peut gagner beaucoup et perdre énormément. Les PME sont aujourd’hui fortement impactées par ce qui se passe dans le monde, et la moindre crise politique peut les déstabiliser. Les évènements en Ukraine ne rassurent personne, pour ne citer que ceux là.

Le meilleur placement sans risque de l’année : le PEL


Voici une bonne alternative au livret A avec un taux plus élevé : qui aurait cru que le plan d’épargne logement serait le compte « classique » sur lequel se rueraient les épargnants, surtout avec son taux qui ne fait que baisser depuis 15 ans. Sauf qu’il reste encore, et de loin, le plus rémunérateur, et pas besoin d’acheter un appartement ou d’avoir un projet de le faire. Il faut juste le prendre comme une façon intelligente de placer ses excédents de trésorerie.

Bon, ne soyons pas idéalistes, il n’y pas que du bon en son sain quand même. La fiscalité plombe un peu le rendement, mais un peu seulement. On passe ainsi d’un résultat de 1,50% brut beaucoup moins une fois que la fiscalité est passée par là. Mais si on le met en concurrence avec le livret A, il n’y a pas photo. Plus de 1% d’écart, cela mérite réflexion.

Les contraintes

On lui reproche parfois son manque de souplesse. Il faut épargner tous les mois, à hauteur de 45 euros au minimum, ou une fois par an (cette somme multipliée par 12). De plus, il faut attendre quelques années avant de pouvoir le débloquer efficacement, pour pouvoir toucher la prime d’état si on achète.

A l’origine, on souscrivait un PEL ou un CEL pour pouvoir obtenir un prêt à bon taux. Actuellement, il est moins bon que celui proposé par les banques pour un crédit classique, cela n’est donc plus un argument.

Le taux du bitcoin est au plus bas : avis aux spéculateurs !


Il ne se passe pas un mois sans que le bitcoin fasse les gros titres, que ce soit pour sa hausse hallucinante ou pour son crash. C’est une monnaie virtuelle qui à l’instar d’un titre boursier peut perdre plusieurs % en quelques minutes. Les fortunes se font donc et se défont plusieurs fois par jour, et si on n’est pas très attentif à l’évolution du cours, c’est à dire le nez collé sur son ordinateur, on peut ne même pas s’en rendre compte.

Faut-il en acheter ?

C’est de la spéculation pure, surtout que le prix d’achat d’un bitcoin est important, près de 450 euros actuellement (alors qu’il est déjà monté à + de 1000 euros). Le problème reste qu’il existe plusieurs plateforme pour en acquérir, que certaines ont été hackées, et que la sécurité joue ici un rôle primordial.

Bitcoin

Sincèrement, cette monnaie virtuelle valait le coup pour les premiers qui se sont servis, se lancer dedans maintenant est bien trop risqué, surtout que la majorité de cette monnaie n’est entre les mains que de quelques personnes. Imaginons qu’elles vendent, et le cours s’écroule. Même nos politique s’en mêlent, en faisant de timides tentatives pour en régulariser le cours.

Le bitcoin est de plus en plus accepté

C’est la bonne nouvelle. On peut payer avec dans dans beaucoup de boutiques virtuelles mais pas que. Le temps où on ne pouvait payer que dans certains bars de Berlin est révolu. Paypal devrait s’y mettre, en autorisant les paiements en bitcoins sur certains de ses sites partenaires comme AirBnb, avec l’aide de la technologie de la plateforme californienne Coinbase.

Reste que cela sera limité à 500 euros par jour et par personne, et seulement à quelques pays, mais c’est déjà un bon début.

Optimiser son épargne de la meilleure façon, c’est une question de dosage. Un zest de ci, un peu de ça, une pincée de machin, un jet de chouette… De nos jours, il faut presque être un alchimiste pour ne pas se tromper. Notre règle d’or : ne rien faire dans la précipitation, les fortunes ne se font pas un jour (sauf avec le bitcoin, mais ça, c’était avant).