Placement assurance vie: sans risque et de bons rendements (+2%)

Combien rapporte une assurance vie ? C’est la première interrogation, justifiée, de celui qui veut placer son argent à court terme ou pour plus longtemps, ce qu’il est recommandé de faire pour une performance optimale. On parle ici d’un placement à 2% et plus, tout dépendra de la rentabilité du fonds en euros souscrit. Pour trouver le meilleur taux, un comparatif s’impose, la rémunération la plus attractive dépendant d’un palmarès étudié à la loupe, le meilleur contrat d’assurance vie n’étant pas toujours celui qui saute aux yeux d’emblée.

Le rendement de l’assurance vie : un bon millésime ?

En tout cas, d’après les prévisions, les taux vont rester assez élevés, même si la baisse reste continuelle et graduelle. Cette bonne santé somme toute relative est permise grâce à la part importante de l’immobilier et des actions dans les fonds en euros. Et heureusement que la pierre continue à rapporter, car les obligations, elles, s’écroulent.

Tous les principaux contrats reculent, mais conservent tout de même un double intérêt : un rendement au dessus de la moyenne, et une sécurité du placement. Quand on combine les deux, on s’aperçoit rapidement que pas grand chose n’arrive encore à la cheville de l’assurance vie, car sécurité et performance vont rarement ensemble.

Quel taux ?

On parle donc ici de 2% brut, pourcentage auquel il faut soustraire les frais de gestion (quand il y en a, ce qui n’est pas toujours le cas, surtout avec les banques en ligne) et les prélèvements sociaux, qui eux sont présents partout. Attention toutefois aux vieux contrats qui ne rapportent plus grand chose. Mieux vaut les fermer et en ouvrir de nouveaux.

L’assurance-vie : le meilleur placement sans risque ?


Si on peut se montrer sceptique, difficile de l’infirmer complètement. Il faudra surveiller de près les taux d’intérêts. S’ils remontent, les rendements vont s’écrouler.

Toutefois, cela ne devrait pas encore être pour demain, grâce à l’action de la BCE, mais il faut quand même garder cette possibilité dans un coin de sa tête, afin de ne pas se faire avoir le moment venu, même si les assureurs ont prévu le coup en gardant une poire pour la soif.

Ne pas oublier l’inflation

La performance réelle doit être mise en perspective avec l’inflation. A ce jour, nous frisons même la déflation, en tout cas nous ne sommes pas loin du 0 pointé. Tant que cela sera, un 2% net est bon à prendre, surtout à comparer à ce que rapporte un livret A, et même un PEL.

D’autant plus que l’assurance vie n’est pas qu’une cash machine, elle permet aussi de transmettre son patrimoine dans d’excellentes conditions, là où les autres placements n’apportent rien d’autre qu’un taux de rendement.

Que penser des fonds en euros ?

placement sans risqueC’est certain que pour quelqu’un qui veut gagner vite et bien, ils ne sont pas une solution. Pour lui, c’est du côté de l’unité de compte qu’il faudra se tourner.

Mais certains de ces fonds en euros innovent, en consacrant un pourcentage de plus en plus important à ce qui rapporte : l’immobilier et la bourse. Ce dynamisme va permettre d’augmenter un peu les taux de rendements, encore faut-il que les marchés soient à la hauteur des attentes.

Comme toujours, ce sont au final les qualités du gestionnaire qui feront que les intérêts tiendront leur rang. Dans le cas d’un mandat de gestion, ils arbitrent, et font leurs choix. Bonne pioche ou mauvaise pioche ? Seul l’avenir le dira.

Le seul placement sans risques intéressant

En terme de danger pour le capital, nous somme bien loin de celui prit pour le rendement des OPCI. Car 2% au pire avant que les impôts ne passent par là, c’est plutôt bon à prendre. Par contre, il sera difficile de gagner beaucoup plus, au mieux 3% net.

Celui qui doute n’a qu’à lever le nez de sa feuille et aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. LDD, LEP (pour les personnes modestes), livret A même combat : des cacahouètes ou presque.

Les super livrets bancaires ? Les rendements ont chuté, de beaucoup, même si une prime de bienvenue de 80 euros ou une promotion d’ouverture pendant 4 mois peut encore les rendre attractifs. Mais pour combien de temps (d’autant plus qu’il ne faut pas oublier que les intérêts sont taxables) ?

Et le PEL ?

Ces meilleures années sont derrière lui, puisqu’il ne rapporte plus que deux pour cent pour les nouveaux contrats, et encore à supposer que l’argent y dorme au moins 4 ans.

Et que dire du prêt immobilier à taux préférentiel, les prêts bancaires étant plus intéressants (et il semble que cela soit partie pour durer) ! Du côté des parts sociales des banques mutualistes et des comptes à terme, même son de cloche : la comparaison penche du côté de l’assurance vie.

Etre sélectif

Pour que ça fonctionne, il va falloir choisir un des meilleurs contrats du marché, pour que la sécurité ne soit pas un fardeau. Avant de faire son choix, bien lire entre les lignes, notamment quand un promesse de taux garanti semble alléchante. Si c’est trop beau pour être vrai, c’est forcément qu’il y a un loup.

Et pour éviter de l’entendre hurler à la lune, il faut prendre le temps d’étudier les propositions qui peuvent vous être faites et savoir décrypter les promotions limitées dans le temps ainsi que les pénalités fiscales en cas de sortie anticipée.

Des conseils pour obtenir un meilleur taux

meilleur tauxIls sont toujours bons à prendre et ne pourront pas en tout cas vous faire de mal. D’abord, la baisse des taux est une réalité qu’il faut assimiler car comme on vient de le voir, il n’y a pas mieux ailleurs pour l’instant. Mais avec un peu de sens, il est possible de limiter la casse. Car tous les contrats ne descendent pas la courbe à la même vitesse.

Certains proposent un bonus de rendement aux gros clients, ceux qui ont beaucoup d’argent placé de cette façon là, et chez le même assureur (bonus généralement ouvert à partir de 50000 euros et plus). Parfois, il faut en plus investir une partie de son épargne sur des supports en unité de compte.

La règle : la diversification

Ensuite, il faut diversifier ce qu’il y a dans son contrat, et ne pas considérer la bourse comme l’ennemi ultime. Elle offre de bonnes opportunités à saisir pour qui suit son cours de près, et elle peut être utilisée à bon escient dans le cadre d’un mandat de gestion, même si pour le coup, les risques de perte existent bel et bien.

Tout comme la bourse, les fonds dans lesquels il y a de la pierre augmentent le rendement à attendre. OPCI,SCPI, il y a des opportunités à saisir.

Savoir où on met les pieds

Quand on possède un contrat d’assurance vie, il faut rester informé, et cela commence par s’intéresser aux relevés qu’on reçoit, si on les reçoit ! Rappelons que c’est maintenant une obligation pour votre banque. Rien ne doit vous échapper : rendement, frais, performances…

Si vous trouvé le relevé incompréhensible, téléphoner à votre conseiller et posez lui les bonnes questions. A lui de faire son travail car vous devez être capable de comparer avec ce qui se fait ailleurs.

La meilleure alternative à l’assurance vie 

Il en faut bien une, et la grande gagnant se nomme OPCI. Il s’agit d’un placement immobilier, qui peut se révéler très rémunérateur. L’acronyme signifie Organisme de Placement Collectif en Immobilier. On l’a longtemps laissé de côté face au succès rencontré par les SCPI, plus connues du grand public.

Attention toutefois : il s’agit d’un placement qui n’est pas sans risques (même si ceux-ci sont quand même limités) et qui coûter cher en frais de gestion et en frais de souscription.

C’est la raison principale qui fait que les banques s’y intéressent de très prés, et qu’elles commencent à proposer le produit à leurs clients. Sachez toutefois que tous les frais sont négociables, à vous d’avoir les arguments pour convaincre votre banquier de ne pas trop vous assommer avec.

On a donc pas fini de parler du placement préféré des français qui va encore alimenté les gazettes. Même moins fringuante que par le passé, l’assurance vie a encore de beaux restes.