Les meilleurs placements pour augmenter ses revenus: préparer sereinement l’allongement de l’age légal du départ à la retraite à 64 ans

La précédente réforme instaurée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait fait beaucoup de vagues. Et voici que la Cour des Comptes met les pieds dans le plat, en annonçant qu’il faudra rallonger l’âge légal du départ en retraite afin d’éviter la faillite des principaux organismes complémentaires, que son l’Agirc et l’Arrco.
Le rapport des sages de la rue de Cambon ne surprend pas l’INSEE, qui avait déjà averti sur le vieillissement de la population française. Face à un allongement sans doute inévitable de l’âge légal, les ménages français ont tout intérêt à s’organiser suffisamment longtemps à l’avance pour épargner pour la retraite.

La population française vieillit et ne trouve pas de travail


Le système des retraites françaises est simple : ceux qui travaillent cotisent pour ceux qui ne travaillent plus. Le principe est particulièrement efficace lorsque la population active est largement supérieure à la population retraité. Malheureusement 2 grains de sable viennent enrayer le mécanisme : le vieillissement de la population et le chômage.

Selon les chiffres de l’INSEE, en 2005 un habitant sur 5 était âgé de 60 ans. En 2050, ils seront 1 sur 3 et la part de personnes actives aura grandement diminué. D’ici à 35 ans pour 100 habitants âgés de 20 à 59 ans, il y aura 69 seniors de 60 ans, soit 2 fois plus qu’en 2005. Le calcul mathématique démontre bien qu’il va devenir de plus en plus difficile de financer les pensions, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de statistiques mais d’une projection inéluctable.

Pour ne rien gâcher, la France compte environ 2,8 millions de chômeurs, avec plus de 10 % de la population active n’étant pas en mesure de participer au paiement des pensions de retraite. Dans ces conditions, comment optimiser les rendements de son épargne à moyen terme ?

La Cour des Comptes préconise d’allonger le départ en retraite


De moins en moins de salariés peuvent prendre leur retraite à 60 ans, à moins d’être handicapé ou de réclamer un départ anticipé pour pénibilité ou carrière longue. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans, ce qui ne signifie en aucun cas la perception d’une pension à taux plein. Ceux qui sont nés entre 1964 et 1966 devront avoir cotisé 42 ans et 3 mois, tandis que les salariés nés après 1973 ont besoin de réunir 172 trimestres, soit 43 ans.

Oui mais voilà, selon un rapport de la Cour des Comptes paru en décembre, cela ne suffit plus. Il faudrait rallonger l’âge légal de départ en retraite à 64 ans sous peine de réduire « considérablement les marges de manœuvre pour sauver les régimes complémentaires Agirc-Arrco ».

Des caisses de retraite constamment en déficit


Les déficits des caisses de retraite complémentaires font froid dans le dos. Alors que les comptes de l’Arrco (pour les non-cadres) étaient dans le vert en 2009, la crise économique et le vieillissement de la population ont inversé la courbe jusqu’à afficher un déficit de 3,848 milliards d’euros en 2013. La situation est encore pire du côté de l’Agirc (pour les cadres), avec des comptes positifs qui ne sont qu’apparus que pendant l’année 2011.

En l’espace de 12 mois le bilan a plongé pour toucher le fond à 4,402 milliards d’euros de déficit en 2013. L’avertissement de la Cour des Comptes est sans appel : la caisse de retraite complémentaire des cadres pourrait être en cessation de paiement en 2017. Elle ne le sera pas car la France a les moyens d’emprunter, mais ce renflouement sera au prix du creusement d’un autre trou : celui de la dette.

placer pour sa retraite

On estime qu’il y a aujourd’hui 18,1 millions de cotisants à l’Arrco, pour 11,9 millions de retraités. L’écart est un peu mieux du côté de l’Agirc, avec 4 cotisants pour 2,7 retraités. Toutefois la Cour des Comptes rappelle que la part financée par l’Agirc sur la pension des cadres peut atteindre jusqu’à 50 %. Une cessation de paiement serait catastrophique, ce scénario ne peut clairement pas être envisagé.

En conséquence, il va bien falloir réformer comme l’ont déjà fait la plupart de nos voisins européens.

L’Allemagne et le Royaume-Uni ont déjà franchi le pas

Les Français restent les mieux lotis parmi les grandes économies de l’Union Européenne. Alors qu’en 2017 l’âge légal de départ en retraite est fixé à 62 ans dans l’Hexagone, en Allemagne il montra progressivement à 67 ans en 2029.

Même date butoir pour l’Espagne, qui devra officialiser le procédé 2 ans plus tôt, en 2027. Les hollandais savent déjà qu’une fois l’année 2023 entamée, ils ne pourront prendre leur retraite à 67 ans. Les salariés du Royaume-Uni inaugureront ces nouvelles règles 3 ans avant les Pays-Bas, en 2020. Quant à la Grèce elle a été forcée de s’y plier dès 2012.

Avant cette réforme, la plupart de nos voisins européens plaçaient l’âge légal de départ en retraite à 65 ans, contre 60 ans et 9 mois en France.

Ces solutions pour améliorer sa pension de retraite


Tout n’est pas si simple pour le salarié, car il ne suffit pas d’avoir atteint l’âge légal pour bénéficier d’une pension à taux plein. Tout dépend du nombre de trimestres de cotisations, et beaucoup de seniors risquent de se retrouver avec un niveau de vie inférieur à celui qu’ils avaient lorsqu’ils étaient actifs. Et encore, nul ne sait si d’autres mesures ne viendront pas durcir la réglementation d’ici à quelques années.

Face à ce besoin d’obtenir un revenu supplémentaire, l’assurance-vie, les plans épargne-retraite et l’investissement immobilier locatif offrent des solutions clés en main.

assurance vie retraite

L’assurance-vie et le plan épargne laissent aux salariés la possibilité d’économiser de manière souple à intervalles réguliers, afin d’obtenir un capital au bout de plusieurs années. Les fonds ainsi accumulés peuvent être reversés en totalité au souscripteur, ou par mensualités jusqu’à son décès.

Certaines formules permettent même de faire profiter le conjoint survivant d’une part de ces revenus supplémentaires. Au cas où le souscripteur décède avant de faire valoir ses droits, le capital ainsi constitué revient à une personne désignée au contrat avec des allégements fiscaux, voire une fiscalité inexistante selon les cas.


A lire aussi : les bonnes actions à acheter


Toutefois la meilleure manière de préparer sa retraite est encore d’investir dans l’immobilier locatif. Un ménage peut obtenir un prêt bancaire avec ou sans apport, pour acheter un appartement neuf ou ancien, et le mettre en location. Plusieurs formules existent, de la résidence de services meublés exploitée par un professionnel à la location directe au locataire, en passant par l’achat de parts de SCPI.

Les rendements vont de 3,5 % bruts avant impôt à plus de 6 %, et le loyer obtenu permet de conserver un bon niveau de vie au moment de la retraite. Enfin cerise sur le gâteau, le complément de revenus ainsi acquis est entièrement transmis au dernier vivant, puis aux descendants.


Vous travaillez dans la fonction publique ? Voir quels placements financiers choisir quand on est fonctionnaire.