Épargne : les livrets et placements financiers sans risque et sans impôts !

Parler d’un placement non imposable, c’est un peu comme se transmettre un secret bien gardé, car ils sont de moins en moins nombreux. Qu’il s’agisse d’un placement court terme ou de livrets d’épargne défiscalisés, pour payer moins d’impôts, il va falloir la jouer serré, surtout pour les placements rentables et sans risques qui rapportent. Quant au meilleur taux d’épargne, ce n’est plus le livret A non imposable. A bon entendeur…

 

Les placements financiers non imposables

Posséder un compte épargne non imposable, c’est s’éviter (dans la mesure du possible) une hausse des impôts trop importante. Le meilleur placement financier garanti sans risque est peut-être dans ceux qui vont suivre. Une lecture attentive s’impose donc. Pour mémoire, un livret d’épargne défiscalisé n’est pas soumis à l’impôt, et évite en principe les prélèvement sociaux.

Le livret A

Associé au livret bleu (équivalent du Crédit Mutuel), le livret A a vu sa rémunération atteindre les sommets (rires, mais c’est déjà pas si mal) avec un taux de 1,75 %. Sauf qu’il se murmure que ce rendement pourrait baisser à 0.5 % (voir 0,25 %!)  pour contrebalancer l’augmentation des dépôts à 22 950 euros.

L’effet d’annonce a fait que de nombreux épargnants ont transféré l’argent qui dormait sur d’autres comptes épargnes vers ce livret A aux promesses surévaluées. Il reste toutefois un placement exonéré d’impôts, mais jusqu’à quand ?

 

Le LEP : le livret d’épargne populaire ou épargner sans prendre de risque avec son argent

Tout le monde ne peut pas ouvrir un LEP, et non. Pour avoir le droit à son livret d’épargne populaire, en plus d’un livret A au plafond, il ne faut pas dépasser 769 euros d’impôts sur le revenu. Par contre, il est possible d’en ouvrir un par conjoint, et donc de « doubler » ce petit plafond de dépôt de 7700 euros. La rémunération, elle, est de 1,25 %. Pas mal.

Le livret jeune

Un des meilleurs placements financiers sans risque, à condition d’avoir entre 12 et 25 ans, ce qui exclu une bonne tranche de la population, de plus en plus vieillissante. Bon, le plafond des dépôts ne va pas chercher très loin, avec 1600 euros maximum. Mais les grands parents donnant moins aux anniversaires qu’avant, nos chers bambins devraient mettre un peu plus de temps à remplir ce bas de laine, par contre, pour le dépenser, faisons leur confiance : ils iront beaucoup plus vite que nous au même âge !

 

Le CODEVI ne fait plus partie des placements défiscalisés : place au livret de développement durable !

Le fameux LDD entre en piste, mais reste à savoir ce qu’est le développement durable, qui ne correspond pour beaucoup qu’à trier ses bouteilles en plastique dans la poubelle jaune. Et si l’écologie devenait un des meilleurs placements ?

Pour les couples, c’est un seul LDD par conjoint, à multiplier donc si on est deux, jusqu’ici tout va bien. Le taux n’est pas plus compliqué, et vient se greffer sur celui de ses voisins : 0,75 %, avec un plafond record de 12 000 euros. Pas de quoi pavoiser, mais on est de moins en moins à pouvoir l’atteindre.

Le CEL : complète un PEL

Le compte épargne logement, ce n’est pas que la rémunération des intérêts, et bien heureusement, car c’est aussi une prime d’état qui est loin d’être à négliger. Pour faire court, un CEL rapporte 0,50 %, ce qui en fait un des comptes épargnes à plus faible rendement. Toutefois, en cas d’achat immobilier et donc de prêt pour le financer, la prime de l’état va entrer en jeu, avec un versement équivalent à la moitié des intérêts rapportés par le compte. La prime d’état ne pourra toutefois pas dépassée les 1144 euros.

Le taux de rémunération du plan épargne logement

épargner en 2014

Pour un petit épargnant, placer son argent dans un PEL, c’est l’assurance de bénéficier d’un certain taux d’intérêt, parmi les plus intéressant du marché. De plus, le plafond des dépôts est assez important, avec 61 200 euros par foyer fiscal. Si le rendement est actuellement de 1,50 %, il faut savoir que celui-ci sera réduit si le compte est clôturé les deux premières années du PEL. Si les intérêts ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, ils le deviendront si le PEL atteint les 12 ans.

L’assurance vie : un placement sans risque avec les fonds en euros

Quand on parle d’une bonne épargne, on pense forcément à l’assurance vie, avec tout ce qu’elle comporte comme avantages. Pas de plafond sur les dépôts, une épargne garantie à condition d’investir dans un fonds en euros, une fiscalité réduite, en particulier sur les droits de succession, et un impôt sur les plus-values assez faible, à condition de ne pas les retirer de son contrat d’assurance vie avant 8 ans (sinon, imposition à 35 % au lieu de 7,5%).

Penser à sa retraite avec un plan d’épargne populaire

Ce qui fait sa force, c’est son régime similaire à l’assurance vie. Le PEP est limité à des versements de 92 000 euros, mais il peut en avoir deux par foyer fiscal (2 parts). Pas d’impôts à régler sur les gains si le PEP reste ouvert pendant 8 ans et plus (pas d’argent retiré). Bon pour infos, ce n’est plus un produit d’épargne qu’il est possible de souscrire, mais si on a la chance d’en avoir toujours un d’ouvert, il est possible de mettre de l’argent dessus.

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Le PEA n’a pas dit son dernier mot

Investir en bourse par le biais d’un plan épargne action permet d’avoir une imposition particulière sur les bénéfices, avec un plafond de 132 000 euros. En effet, si on conserve son PEA au moins 5 ans, l’exonération est totale. Par contre, il va falloir régler les prélèvements sociaux.

En conclusion, pour ceux qui possèdent un petit capital, il y a plusieurs façons de bien investir, si on ne veut pas prendre de risques avec son argent. Livrets d’épargne, assurance vie, il y a largement de quoi faire, à bon taux, et avec une imposition pas trop élevée.