Acheter un cheval de course en multipropriété: un bon investissement ?

Qu’on soit turfiste ou cavalier, investir dans un cheval de course est un rêve. Mais pour que l’investissement soit rentable il faut bénéficier de bons conseils avant l’achat d’un pur-sang, le prix moyen de ces derniers n’étant pas réservé à toutes les bourses (l’achat d’un cheval pas cher, si c’est un crack, n’est pas possible). La copropriété est donc une solution alternative pour les petits investisseurs (on peut aussi acheter des parts d’un cheval de course).

Devenir propriétaire d’un cheval de course


Récemment, l’écurie RMC a défrayé la chronique en proposant à 10 000 petits porteurs d’acquérir une part à 50 euros. L’important ici n’étant pas forcément de récupérer sa mise, mais de vivre de l’intérieur la vie d’un propriétaire de chevaux, avec ses aléas, ses défaites et ses victoires. Mais quel plaisir de se rendre chez l’entraîneur, de visiter l’écurie, de toucher la crinière de son cheval, et de l’encourager dans les champs de courses de France et de Navarre.

Le plaisir des courses peut-il être rentable ?


Acheter un cheval tout seul, ce sont des frais importants à assumer, que le cheval gagne des courses ou non : les frais d’engagement, de pension, de nourriture, de vétérinaire… On atteint facilement la somme de 30 000 euros par an. Le moyen de les limiter, c’est d’acheter des parts d’une écurie, on est ainsi plusieurs, ce qui partage les risques et le financement de l’écurie.

Pour gagner de l’argent avec des chevaux, on peut bien sûr compter sur les gains réalisés en courses (places et victoires) mais aussi vendre les saillies, surtout si l’étalon est performant. Un bon cheval peut en faire plus de 100 chaque année, et quand on sait que certaines saillies se négocient autour de 1500 euros, le calcul est vite fait.

L’offre de Pegase Patrimoine : quelle rentabilité ?

On ne se partage pas directement les gains des courses entre actionnaires, mais des dividendes, sur les résultats de l’entreprise. L’investissement, lui, se fait par 5000 euros, chaque part représentant une tranche.

L’investissement peut donc se révéler rentable, surtout que pour celui qui place son argent à long terme, cela équivaut fiscalement à investir dans une PME, et donc de bénéficier d’une ristourne fiscale équivalente à ¼ de la somme placée dans l’entreprise, même si cela est limité à 20 000 euros. Pour ceux qui paient l’ISF, paix à leur âme, il est possible de soustraire les ¾ de l’investissement, à condition qu’il ne dépasse pas 50 000 euros.

Etre à la tête d’une écurie « clé en main »


On est ici sur un principe proche du cas évoqué précédemment, avec la structure Argana Racing Club, qui dirige plusieurs écuries avec des chevaux destinés aux courses de galop. Ce sont donc des purs sangs, avec un coût élevé à l’achat (il n’y a pas de secrets : plus le cheval est acheté cher, et plus il a des chances de rapporter de l’argent en rapport avec l’investissement).

On achète aussi ici des parts des écuries, mais avec un ticket d’entrée plus élevé, puisqu’il faut débourser au minimum 18 000 euros pour faire partie de l’écurie, et ce considérer un peu comme son propriétaire. Le but est bien entendu de ne pas avoir à renflouer les caisses pendant la vie de l’écurie.

Il n’est pas nécessaire d’être un professionnel des courses

C’est le principal avantage. Les joueurs du tiercé du dimanche peuvent accéder à un monde qui les fait réver. En effet, acheter un crack n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais pouvoir l’acheter à plusieurs, c’est plus facile. On peut donc sauter le pas, et passer du statut de spectateur à celui d’acteur du monde des courses, en buvant une coupe avec les plus grands pros lors des courses à Deauville par exemple.

On ne s’occupe de rien, ou presque


L’avantage d’être un propriétaire avec ce système, c’est qu’à part régler son prix d’entrée et se rendre aux courses pour encourager ses chevaux, on ne fait pas grand-chose d’autre : on ne s’occupe pas de l’achat des galopeurs (et c’est mieux si on n’y connaît pas grand-chose), on ne choisit pas les entraîneurs, et on ne décide pas du programme de courses. On laisse toutes ces choses aux professionnels.

acheter un cheval de course

Mais ce n’est pas parce que on n’intervient pas que l’on n’est pas présent : ainsi, on peut assister aux ventes aux enchères, là où l’écurie investie, mais aussi suivre les entraînements et les courses.

Que les frustrés se rassurent : ce mode de fonctionnement évite les erreurs qui peuvent gravement pénalisés l’écurie. Rappelons que les poulains sont achetés jeunes, qu’il s’agit de yearling, et qu’il faut donc un peu de temps pour les faire courir et gagner les premières allocations.

Mise en garde sur les placements sur les chevaux de course

Nous rappelons aux petits épargnants et à tout ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ce placement que rien n’en garantie la rentabilité. Tout va dépendre des résultats des chevaux de l’écurie, qui devront être supérieurs aux frais engagés pour rapporter de l’argent aux différents propriétaires qui possèdent des parts sociales. La multipropriété a donc des avantages mais aussi des inconvénients.

De plus, la fiscalité n’est plus aussi engageante qu’elle l’était, avec un taux de TVA à 19,6% et la suppression de l’abattement fiscal sur les plus-values à la revente. Pour ceux qui veulent un placement sécurisé, nous recommandons les placements suivants :

Acheter en multiproriété : le cheval de course a la côte


Ce qui était valable pour les appartements au ski ou sur la riviera espagnole est entrain de se généraliser pour acheter des chevaux, grâce à la nouvelle réglementation de France Galop.

On ne compte plus les journées portes ouvertes sur les hippodromes pour séduire les nouveaux propriétaires, ceux qui veulent se donner un surcroît de frisson en possédant leur propre cheval. Plus qu’un investissement, il faut prendre cela comme un loisir : il se peut que l’investissement coûte plus qu’il ne rapporte.

Combien faut-il d’argent pour devenir propriétaire d’un cheval ?

On vient de le voir, il y a des offres pour toutes les bourses : 5000 euros, 18000 euros… L’avantage de n’acheter qu’une part fait que le prix d’entrée comprend aussi les frais du cheval, qui peuvent être importants.

En définitive, est-ce un bon investissement ? Il vaut mieux parler de passion et non de rentabilité, la surprise en cas de malchance n’en sera que moins douloureuse.